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Défiscalisation immobilière : Quelles opportunités en 2026 ?

La défiscalisation immobilière change de visage en 2026. Après une décennie dominée par des mécanismes de réduction d’impôt “standardisés”, le marché bascule vers des dispositifs plus structurants, souvent centrés sur l’amortissement, la rénovation et la remise sur le marché locatif de logements performants et correctement positionnés.

En clair : il y a encore des opportunités, mais elles se gagnent à la méthode. L’année 2026 met en avant quatre axes majeurs : le dispositif Jeanbrun (statut de bailleur privé), le déficit foncier, la loi Malraux, et la loi Denormandie. Chacun répond à une logique différente : efficacité fiscale immédiate, lissage de l’imposition, valorisation patrimoniale, ou encore requalification d’un logement ancien.

L’objectif de cet article : poser une lecture claire, technique, et exploitable des opportunités 2026, sans promesses faciles.

 

1) Défiscalisation immobilière 2026 : Le dispositif Jeanbrun, le “statut de bailleur privé”

 

Le dispositif Jeanbrun, également présenté comme statut de bailleur privé, est une mesure issue de la loi de finances 2026. Il s’applique à compter de l’entrée en vigueur prévue par le texte et reste accessible jusqu’au 31 décembre 2028.

 

• Ce qui change par rapport aux anciens dispositifs de réduction d’impôt

La logique n’est plus une réduction d’impôt calculée sur un prix d’acquisition (comme l’ancien Pinel), mais une déduction via un mécanisme d’amortissement. Autrement dit, une fraction de la valeur du logement (hors foncier) vient diminuer chaque année l’assiette taxable des loyers.

 

• Le principe fiscal :

  • Base amortissable : 80 % du prix d’acquisition (logique “hors foncier”).

  • Taux d’amortissement annuel : entre 3,5 % et 5,5 % selon le niveau de loyer (intermédiaire / social / très social).

  • Plafond annuel d’amortissement :

    • 8 000 € (loyer intermédiaire)

    • 10 000 € (loyer social)

    • 12 000 € (loyer très social)

 

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• Conditions principales d’éligibilité :

Le dispositif est encadré. Les éléments récurrents dans la présentation du mécanisme :

  • location nue (non meublée)

  • logement loué en résidence principale

  • engagement de location au moins 9 ans

  • loyers et ressources encadrés selon trois niveaux (intermédiaire / social / très social)

  • interdiction de louer à un membre du foyer fiscal et restriction de location à la famille (cadre précisé dans les sources)

  • périmètre : logements en immeubles collectifs (neuf, ou ancien avec “rénovation lourde” : travaux au moins 30 % du prix)

 

• Tableau — Dispositif Jeanbrun :

• Quand est-ce que ce dispositif s’avère particulièrement intéressant ?

Le Jeanbrun est pertinent quand on cherche :

  • une fiscalité plus stable et “étalée” dans le temps (l’amortissement lisse l’imposition),

  • un cadre lisible (durée, loyers, conditions),

  • et une opération où la contrainte de location nue à loyers encadrés reste cohérente avec la demande locative locale (c’est souvent là que tout se joue).

Point crucial : l’équation économique doit être recalculée avec sérieux. Un avantage fiscal n’efface pas un prix d’acquisition surévalué ou un loyer trop bridé.

 

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2) Défiscalisation immobilière 2026 : Le Déficit Foncier

 

Le déficit foncier n’est pas une niche “à la mode”, c’est un mécanisme structurel du régime réel en location nue. Il permet de déduire certaines charges et travaux des revenus fonciers, et, en cas de déficit, d’en imputer une partie sur le revenu global dans une limite annuelle.

 

• Plafonds et règle générale

  • Le plafond d’imputation sur le revenu global est de 10 700 € par an (dans les conditions prévues).

  • Il existe un plafond majoré à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique réalisés sur une fenêtre temporelle précise (mesure temporaire indiquée jusqu’au 31/12/2025 dans la documentation officielle).

👉 Conséquence pratique en 2026 : la mécanique classique à 10 700 € reste la base de travail, et la partie “majorée” doit être traitée au cas par cas selon l’éligibilité temporelle des travaux et les conditions.

 

• Pourquoi le déficit foncier reste performant

  1. Il réduit l’imposition sur les revenus fonciers (souvent fiscalisés lourdement).

  2. Il finance une partie des travaux par l’économie d’impôt.

  3. Il peut repositionner un logement sur le marché (confort, attractivité, performance énergétique), ce qui impacte la vacance et la valeur.

 

• Tableau — Déficit foncier : repères techniques

• Point de vigilance (souvent oublié)

Le déficit foncier est une stratégie de travaux, pas un “bonus fiscal”. Il faut cadrer :

  • le budget travaux (devis détaillés, priorisation, marges),

  • le calendrier (phases, vacance, remise en location),

  • la capacité à tenir une location nue cohérente sur la durée.

 

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3) Défiscalisation immobilière 2026 : La loi Malraux

 

La loi Malraux reste un des mécanismes les plus puissants pour réduire l’impôt, à condition d’accepter son niveau de contraintes : immeubles situés en secteurs protégés, travaux lourds, suivi architectural, et engagement locatif.

 

• Avantage fiscal : 22 % ou 30 % selon la zone

La réduction d’impôt est calculée sur le montant des travaux éligibles, dans la limite de 400 000 € sur 4 ans, avec un taux de 22 % ou 30 % selon le secteur.

 

• Engagement locatif

L’engagement de location est classiquement présenté comme une location nue, avec une durée d’engagement souvent indiquée à 9 ans dans les synthèses.

Tableau — Malraux :

• Ce qui fait la différence entre une bonne et une mauvaise opération Malraux

  • Emplacement réel (pas seulement “la ville”) : la revente et la location se jouent à l’adresse.

  • Qualité du programme de travaux : cohérence des budgets, calendrier, garanties, gestion de l’ASL/organisation des appels de fonds selon montage.

  • Sortie : la liquidité d’un bien patrimonial est forte… si le produit final correspond au marché local.

Malraux est rarement une stratégie de rendement. C’est une stratégie de réduction d’impôt + valorisation patrimoniale, à traiter avec une vraie logique d’actif “cœur de ville”.

 

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4) Défiscalisation immobilière 2026 : La loi Denormandie

 

Le dispositif Denormandie vise à soutenir l’investissement locatif dans l’ancien, à condition de réaliser des travaux significatifs. Le cadre est documenté de façon claire par les sources publiques.

 

• Condition centrale : travaux au moins 25 % du coût total

Les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération.

 

• Réduction d’impôt : 12 %, 18 %, 21 % selon la durée

La réduction d’impôt est étagée selon la durée de location, avec des repères classiques : 6, 9, 12 ans (12 %, 18 %, 21 %).

 

• Tableau — Denormandie :

• Pourquoi Denormandie est intéressant en 2026 ?

Denormandie se distingue par une logique “double” :

  • réduction d’impôt structurante,

  • et création de valeur via travaux (plan, confort, DPE, attractivité).

C’est souvent une meilleure logique que de payer “plein pot” un bien déjà optimisé… à condition de maîtriser l’exécution des travaux et d’éviter les communes où la demande locative est trop fragile.

 

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5) Défiscalisation immobilière 2026 : Choisir le bon outil selon l’objectif

 

Pour décider, il faut relier chaque dispositif à une intention patrimoniale claire.

Tableau — Comparaison synthétique des opportunités

Conclusion : En 2026, la défiscalisation devient une ingénierie d’investissement

 

Les opportunités de défiscalisation immobilière en 2026 existent clairement, mais elles reposent moins sur des “réductions automatiques” et davantage sur des mécanismes structurants :

  • Jeanbrun : amortissement, cadre jusqu’à 2028, location nue encadrée, collectif neuf/ancien lourdement rénové.

  • Déficit foncier : l’outil travaux efficace, avec la règle générale à 10 700 € et une mesure majorée sous conditions/période (à sécuriser).

  • Malraux : réduction d’impôt puissante, mais cadre patrimonial exigeant.

  • Denormandie : ancien + travaux (≥ 25 %), logique de requalification avec réduction d’impôt.

Le vrai facteur de performance en 2026, ce n’est pas le nom du dispositif : c’est la cohérence entre prix d’achat, qualité de l’actif, travaux, marché locatif, et fiscalité réelle.